Création de réseaux eaux usées et eaux pluviales, drainage, raccordements, regards et caniveaux. La gestion des eaux conditionne la durabilité de tout aménagement extérieur — nous l'intégrons en amont du chantier.

Les réseaux EU/EP sont l'ossature invisible d'un aménagement extérieur réussi. Une mauvaise évacuation des eaux fragilise tous les revêtements posés au-dessus — enrobé, pavage, bordures. Voici nos prestations.
Création et raccordement de canalisations d'eaux usées (PVC diamètre 100 à 200 mm selon usage), avec respect strict des pentes minimales (2 % minimum, 3-4 % recommandé) et des règles d'écoulement gravitaire. Raccordement au réseau public d'assainissement ou à une fosse autonome agréée pour les zones non collectées.
Collecte des eaux de toiture, de cour et de parking via descentes, regards et canalisations PVC ou PEHD. Évacuation vers le réseau public EP, vers une infiltration à la parcelle (puits perdu, noue), ou vers un récupérateur. Choix dimensionné selon la pluviométrie locale et la surface active à évacuer.
Drains plastiques perforés enrobés de gravier dans tranchée drainante, posés autour de fondations, sous terrasse, en pied de talus ou sur un terrain humide. Objectif : assécher durablement un sol sans creuser un fossé apparent. Liens vers exutoire (regard, infiltration, réseau).
Tranchées pour amener l'eau potable depuis le réseau public jusqu'aux bâtiments. Pose de gaines TPC pour les tuyaux PEHD ou cuivre, vannes d'arrêt, compteurs si nécessaire. Coordination avec le syndicat des eaux pour le piquage sur réseau.
Regards préfabriqués béton (visite, à grille, aveugles), caniveaux à grille ACO (collecte linéaire des eaux de surface), avaloirs et grilles spécifiques. Tous nos ouvrages sont conformes aux normes en vigueur et adaptés au trafic prévu (classes A15, B125, C250 selon usage).
Pour les chantiers où le rejet au réseau public est limité ou interdit, nous concevons des dispositifs d'infiltration à la parcelle : noues végétalisées, puits perdus, bassins tampons enterrés. Solutions de plus en plus exigées par les PLU dans une logique de désimperméabilisation.
Une mauvaise gestion des eaux est la cause numéro 1 de dégradation des aménagements extérieurs. Voici les risques que nous écartons.
L'eau stagnante sur un enrobé ou un pavage provoque infiltration, gel/dégel, faïençage, décollement. Une surface plate sans pente est condamnée à se dégrader en 2-3 ans. Les pentes minimales (1,5-2,5 %) ne sont pas optionnelles, c'est une obligation technique.
Un revêtement gorgé d'eau perd 30 à 50 % de sa durée de vie. Le bitume se ramollit, les pavés se déchaussent, les joints se vident. Un investissement de 10 000 € en enrobé peut être perdu en 3 ans faute d'une évacuation à 500 €.
L'eau qui s'infiltre sous des fondations provoque tassements différentiels, fissures de murets, instabilité de portails et clôtures. Les eaux pluviales mal gérées peuvent fragiliser un bâtiment entier sur le long terme.
Les PLU imposent de plus en plus la gestion des eaux à la parcelle (limitation du rejet public). En zone classée ou inondable, les contraintes sont renforcées. Nous vérifions ces points en amont du chantier.
Toute surface extérieure (cour, allée, terrasse, parking) doit présenter une pente d'évacuation vers un point bas (caniveau, regard, avaloir). La pente minimale réglementaire est de 1 %, mais nous recommandons systématiquement 1,5 à 2,5 % pour absorber les variations d'épaisseur et garantir l'écoulement même par forte pluie.
Le diamètre d'une canalisation EP se calcule selon la surface active (toiture + sols imperméables) et la pluviométrie de pointe (mm/h sur 10 min). En Île-de-France et Hauts-de-France, on dimensionne pour 30 à 50 mm/h sur 10 minutes. Sous-dimensionner conduit à des débordements en cas d'orage.
Les regards sont positionnés à chaque changement de direction du réseau, à chaque jonction de canalisations, et tous les 50 mètres maximum en ligne droite. Cette règle garantit la maintenance future : pas de regard, pas d'accès en cas de bouchon.
Pour un réseau d'eaux pluviales privé sur terrain particulier, aucun permis n'est généralement requis. En revanche, le raccordement au réseau public d'assainissement (EU ou EP) nécessite une autorisation de la collectivité, avec convention de raccordement. Le PLU peut imposer des contraintes : infiltration à la parcelle, débit de fuite limité, bassin tampon.
Trois techniques principales : 1) Évacuation gravitaire via caniveaux et regards vers un raccordement à l'EP publique. 2) Infiltration à la parcelle via un puits perdu, une tranchée drainante ou une noue (souvent imposé par PLU). 3) Récupération en cuve enterrée pour réutilisation. Le choix dépend de la nature du sol, du PLU local et de la surface à évacuer.
Un regard est un ouvrage maçonné ou préfabriqué (béton, PVC) qui permet d'accéder à un réseau enterré pour entretien, contrôle ou intervention. Il est positionné aux changements de direction, aux jonctions de canalisations ou tous les 50 mètres maximum en ligne droite. Il existe des regards de visite (EU), des regards à grille (EP) et des regards aveugles.
Pour une maison individuelle, la création complète d'un réseau EU/EP avec raccordement coûte généralement entre 4 000 et 12 000 € HT selon la longueur de la tranchée, la profondeur, le nombre de regards et la difficulté du terrain. Le prix au mètre linéaire de tranchée varie entre 80 et 200 € HT selon profondeur et diamètre.
Le drainage agricole utilise des drains plastiques perforés enterrés dans des tranchées graveleuses pour assécher un terrain humide à grande échelle. Le drainage de terrain résidentiel reprend la même technique mais à plus petite échelle : autour de fondations, en pied de talus, sous une terrasse. Objectif identique : collecter les eaux d'infiltration et les évacuer.
Réponse sous 48h. Visite technique gratuite sur site.
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